10/25/11

Découverte d'une autre Pulau (île en malais): je vous présente Tioman

Nous voilà repartis vers la Malaisie pour le weekend. Après Pulau Rawa que j'ai classé petit paradis sur terre, nous nous sommes rendus sur PULAU TIOMAN qui, lorsque l'on écoute les gens, semble beaucoup plus connue. Autant dire que les expectatives étaient hautes... et j'ai été déçue!

Alors, ok peut-être que depuis que je suis expatriée je suis devenue difficile, mais en fait je pense que notre déception est largement due à l'hôtel choisi: PAYA BEACH RESORT.

Cette île est très visitée tant par les locaux que par des expatriés et donc il est difficile d'avoir les plus beaux hôtels à moins de réserver plus de 2-3 mois à l'avance, ce qui n'était pas notre cas, bien évidemment. Donc dans ce qui restait, il y avait du très cher et du cheap. J'ai tenté de trouver le juste milieu et en fait cela n'a pas marché. Il semblerait qu'il y avait véritablement plus que du très cher ou du cheap. Je vous laisse deviner de quel côté on se situe...

Alors, je commence par dire ce que je n'ai pas aimé pour changer:
- les chambres sont simples mais surtout sans charme;
- la nourriture est vraiment bas de gamme: nous nous sommes d'abord servis au buffet puisque nous avions payé un package tout inclus. Très vite, on s'est dit qu'on serait prêt à prendre à la carte (et tant pis si on avait déjà payé nos repas) en espérant que ce soit mieux. Raté.
- la plage est super mal aménagée: au lieu de mettre des chaises longues sur le sable, ils y ont mis des tables de picnic en bois!!! Va comprendre. Bref, ils n'ont absolument pas sû tirer profit de la plage. Et puis, même s'ils n'y peuvent rien, on est loin du sable blanc farineux et de l'eau turquoise de Pulau Rawa. 
Les quelques chaises longues existantes se trouvent autour de la piscine bassin d'eau dans lequel ils font des formations de plongée.

Lorsqu'il n'y a pas de formation, c'est pris d'assaut par les familles avec enfants en bas âge. Et quand ce n'est pas eux, c'est des invités surprise peu commodes:




Pour vous donner un ordre d'idée de la taille de la bête: la longueur de la brique fait à peu près la longueur d'un pied.


La première journée, je l'ai passé à lister tout ce qui ne va pas (ceux qui me connaissent visualisent certainement la scène). Cela allait de la pancarte disant qu'il fallait faire attention...




aux poissons qui "attaquaient" mes pieds lorsque j'allais dans l'eau simplement parce que soi-disant j'étais  sur leur territoire!




Ok, j'avoue les deux dernières histoires m'ont surtout fait sourire et m'ont donc aider à RE-LA-TI-VISER.


Et puis, soudainement, je me suis prélassée sur la plage (malgré l'absence de chaise longue, uniquement avec ma serviette comme dans les temps anciens).


Plus le soleil baissait et plus je parvenais à voir du positif.




En effet, en fin de journée, la plage si mal aménagée et si peu turquoise s'est revêtue de ses habits de lumières et le spectacle m'a (presque) fait oublié toutes les déceptions du jour.


On a eu droit à un vrai défilé commençant par la vague bleue:




Un bateau qui joue à cache-cache.



Transition vers la vague rouge.





Pour finir sur la vague dorée:













Fiche d'évaluation de PAYA BEACH RESORT:
J'AIME: le coucher du soleil en sirotant un cocktail au restaurant en face de la plage, les bons spots snorkeling pas loin.
J'AIME MOINS: l'hôtel (surtout leur repas).

Pour y aller:
- Vol Singapour/Pulau Tioman avec Berjaya Air: 210 SGD aller/retour pour 2 personnes.
ou
- Bus Singapour/Mersing (environ 70 SGD l'aller/retour) et puis bateau jusqu'à Pulau Tioman (pas essayé donc aucune idée du prix)

Conclusion:
La plage le soir est franchement la seule raison qui veut le détour pour aller dans cet hôtel (à moins que vous êtes limité par le choix et par le budget comme nous).

10/14/11

Tea time at Raffles Hotel

Je n'avais pas encore pris le temps d'aller visiter une institution de Singapour: le Raffles Hotel.

Il s'agit d'un des plus anciens (si ce n'est le plus ancien) hôtel de Singapour puisqu'il a ouvert ses portes en 1899. Il porte le nom du père fondateur de Singapour, Sir Stamford Raffles.

L'hôtel est complètement dans le style colonial, style préservé malgré les multiples rénovations.


Pour la petite histoire, l'hôtel était interdit aux asiatiques jusqu'en 1930. Aujourd'hui, le Raffles Hotel n'est pas qu'un hôtel. 

Certes, il y a la partie réservée aux clients de l'hôtel et dont vous pouvez avoir un bref aperçu sur cette photo...

L'autre petit plus: les clients sont également accueillis par ce monsieur à l'entrée de l'hôtel. 


Si vous voulez tricher un peu, rendez-vous à l'hôtel en taxi et vous aurez le privilège qu'il vous ouvre la portière en arrivant.

Sinon, l'hôtel abrite un musée, un théâtre au style victorien, des restaurants, bar et boutiques accessibles au public. En se promenant dans les jardins extérieurs de l'hôtel, les ambiances bien que différentes incitent toutes à se poser et à se détendre.




Pour prolonger le plaisir d'être au Raffles Hotel, vous pouvez faire comme tout le monde et vous rendre au Long Bar situé à l'étage. Ce bar a fait sa réputation en créant le Singapore Sling, cocktail local (bien trop sucré à mon goût) et en incitant les clients à jeter les épluchures de cacahuètes par terre, car it's so chic to be nasty

Ce petit plaisir impoli vous coûtera tout de même 26 SGD le cocktail (prix de n'importe quel cocktail) et l'on vous apportera rapidement l'addition si vous ne continuez pas à consommer.

L'autre option c'est de vous rendre au salon de thé situé au rez de chaussée du côté des arcades où se trouvent les boutiques. Vous pourrez vous laisser tenter par un choix varié de pâtisseries internationales. Je me suis décidée pour une Sacher Torte accompagné d'un cappuccino. 


Un petite péché par ci par là ne fait de mal à personne ;)

10/12/11

Photo du jour: la relève de Harry Potter est assurée


Voici la relève de Harry Hotter qui se presse d'arriver à l'heure à l'école des sorciers (à la remise de diplôme). Il a l'air d'être déjà en retard ou perdu...

10/10/11

Photo du jour: Eglise dans l'ère du temps


Autant vous dire que j'ai adoré voir ce type de message (on peut même dire d'humour) venant d'une église (Orchard Presbyterian Chruch près de Dhoby Ghaut).

Si toutes les congrégations s'y mettaient peut-être que les messes seraient moins dépeuplées. 

10/6/11

Avocat singapourien combattant pour la cause des homosexuels

Dans un précédent message, j'ai eu l'occasion de vous dire qu'à Singapour, l'homosexualité est encore sanctionnée mais qu'apparemment des prémices de changement semblent en cours.

Cela semble se confirmer puisqu'un avocat singapourien tente de contester la constitutionnalité de la peine applicable aux homosexuels sur le fondement de la discrimination. Rien n'est moins sûr que cela aboutisse car ses clients ont déjà été sanctionnés et le Ministère Public réplique qu'il n'y a donc plus d'affaire. 

Ceci étant, c'est bien grâce à son argument sur la discrimination anti-constitutionnelle que les charges pesant contre ses clients ont été modifiées (initialement sur le fondement de l'article 377A sanctionnant les actes homosexuels et finalement poursuivis pour acte obscène en public).

Voilà un avocat engagé.

                       
                     Challenge to gay sex law: Judgment to be given later
                                                  [2011] 28 Sep_ST

Title:   Challenge to gay sex law: Judgment to be given later
Source:   Straits Times
Author:   

Legal News Archive
A LAWYER is challenging a law which criminalises gay sex, arguing that Section 377A violates the constitutional rights of homosexual men.
It is Mr M. Ravi's third attempt after similar appeals before a High Court assistant registrar and Justice Lai Siu Chiu failed earlier this year.
He is pegging his bid to a case he handled - that of Tan Eng Hong, 48, who was initially charged under 377A with performing fellatio on another man in a public toilet at CityLink Mall in March last year.
When Mr Ravi filed a constitutional challenge then, the Attorney-General's Chambers (AGC) replaced the charge with one of committing an obscene act in public.
Tan was convicted under that and fined $3,000, as was his partner, Chin Chee Shyong, 41. Tan was then unemployed, and Chin, an operations clerk.
Yesterday, Mr Ravi asked the Court of Appeal to overturn Justice Lai's decision and allow the constitutional challenge to be heard. He said that although Parliament has said gay men will not be prosecuted for sexual acts in private, the very existence of the law means they face the possible threat of prosecution.
He added that it is discriminatory that gay sex in public places can bring a jail term of up to two years, while sex between a man and a woman in public can result in a three-month jail term at most.
No similar law criminalises sex acts between lesbians, Mr Ravi added.
Deputy Public Prosecutor Aedit Abdullah, arguing that there was no necessity for the constitutional challenge, said Tan had already pleaded guilty to committing an obscene act in a public place.
Since he was not prosecuted under 377A, Mr Ravi had no standing to argue that his client's constitutional rights were being violated by that particular law, the DPP said.
He told Appeal Judges Andrew Phang and V. K. Rajah and Justice Judith Prakash, however, that the AGC could not give a 'binding promise' that gay men would not be prosecuted under 377A.
The public gallery was packed with more than 30 people and a dozen lawyers.
Judgment will be delivered later.
KHUSHWANT SINGH
Source: Straits Times © Singapore Press Holdings Ltd. Permission required for reproduction.
http://www.singaporelawwatch.sg/remweb/legal/ln2/rss/legalnews/73382.html?utm_source=email%20subscription&utm_medium=email&title=Challenge%20to%20gay%20sex%20law%3A%20Judgment%20to%20be%20given%20later&notShowClose=y

10/5/11

A Singapour, 44% des arrestations se font avec l'aide du public

Cela mérite certainement une forme de respect, car qui n'a pas entendu à Paris (ou en région parisienne) une histoire selon laquelle une infraction (vol, attouchement, injures, violence...) est commise devant des gens alors que personne ne se décide à intervenir ?

Ainsi, les Singapouriens semblent prendre leur devoir civique très au sérieux. Si cela est bien noble comme dévouement pourquoi ai-je en même temps un léger sentiment de crainte?
Peut-être parce que j'ai peur que cela n'aille dans l'autre extrême: la chasse aux sorcières. En effet, il existe bon nombre d'exemples où le citoyen est incité à dénoncer son prochain (p.ex.: sous-location illégale, whistle blowing dans les entreprises...).

J'ai certainement tort de m'inquiéter puisque pour l'instant je n'ai pas l'impression que BIG BROTHER IS WATCHING ME et puis comme tout le monde le sait, je ne fais jamais rien de mal ;) 
Et puis, cela a tout de même du bon de savoir que s'il vous arrive malheur en pleine rue, n'importe quel anonyme est susceptible de se transformer en héros.


40% of arrests made with public help
[2011] 03 Oct_ST


Title:   40% of arrests made with public help
Source:   Straits Times
Author:   Tham Yuen-C

Legal News Archive
SINGAPOREANS are public-spirited when it comes to catching criminals.
Nearly half of all arrests made here happen as a result of help from the community.
Mr Eric Low, vice-chairman of the National Crime Prevention Council (NCPC), citing police figures, noted that an average of four in 10 arrests happen with help from members of the public.
Last year, they helped in 33 per cent of the arrests for crimes such as rape, murder and outrage of modesty.
They did this by offering information, standing as witnesses to crime, or by even running after perpetrators and detaining them before the police show up.
Nearly two weeks ago, for example, a town council cleaner in Ang Mo Kio heard sounds coming from the bin centre at 4am and decided to investigate.
There, he found a 14-year-old rummaging through the trash and detained him. The teenager's 13-year-old friend, the lookout, fled, but was detained by a passer-by. Police later arrested the boys. Investigations revealed that the 14-year-old was responsible for a few cases of arson in the estate.
Every year, an average of 688 public- spirited people help in making arrests, some of whom receive the Commissioner of Police's Commendation Certificate for helping the police.
The four-in-10 figure takes into account that some tip-offs from members of the public lead to multiple arrests, some cases remaining unsolved, as well as some arrested individuals being responsible for more than one crime.
Overall crime dipped last year by 0.6 per cent to 32,986 cases, from 33,186 cases the year before.
Mr Low said: 'When people know there are others in the community watching them, they become more wary about committing crimes.'
The NCPC, which marks its 30th anniversary this year, is planning more initiatives to spread the crime-prevention message.
Its 'Crime Prevention Ambassador' programme, which now involves senior citizens, will be extended to young people and foreign workers.
Its year-old 'X-Ah-Long' hotline, for those who want to offer the police tip-offs on loan sharks, was used by some 800 callers in its first year.
Mr Low said: 'We want to nip the crime in the bud, at the source. If we can stop people from borrowing so they don't get into debt problems, they won't end up being prey to loan sharks.'
Next month, the NCPC will host the International Crime Prevention Conference. It has invited specialists such as Interpol Secretary-General Ronald Noble, and former Federal Bureau of Investigation agent Ali Soufan to speak on topics such as trends in trans-national crimes.
NCPC chairman Tan Kian Hoon said: 'There is a need to benchmark with best practices worldwide, so we can strive to remain effective.'
For more information on the conference, visit http://www.icpc2011.sg/
Source: Straits Times © Singapore Press Holdings Ltd. Permission required for reproduction.
http://www.singaporelawwatch.sg/remweb/legal/ln2/rss/legalnews/73430.html?utm_source=email%20subscription&utm_medium=email&title=40%25%20of%20arrests%20made%20with%20public%20help&notShowClose=y

Photo du jour: jeux de mains, jeux de vilains


Je ne sais trop au juste à quoi jouaient ces deux jeunes demoiselles, mais c'était un peu perturbant comme scène. 

Ceci étant, le déguisement de la première jeune fille était très réussi (même si je n'ai aucune idée à quoi cela pouvait correspondre... personnage manga peut-être?)


10/3/11

Photo du jour: balconies sweet balconies


Voici notre balcon après relooking. Pour une idée d'avant, suivez le lien.

N'oublions pas l'autre (petit) balcon commun à la salle de douche et à la salle de bain. 


Je vais avoir du mal à me passer de balcons à l'avenir.

Temples à Chinatown

Il y a deux temples tout proches de la station de métro Chinatown.

Tout d'abord, il y a le plus vieux temple hindou de Singapour, le Sri Mariamman Temple, de 1827.



J'avoue que toutes ces personnages en couleur m'attirent, mais je résiste car la mission c'est de visiter l'intérieur d'un autre temple, dont j'ai déjà eu l'occasion de vous en parler: le Buddha Tooth Relic Temple and Museum


Ce toit, ça ne vous dit pas quelque chose?

La première fois, j'ai vu ce temple bouddhiste de nuit. Mon ventre criant famine, je me suis alors dirigée vers Food Street et j'ai remis la visite à un autre jour. L'arrivée d'amies d'Europe a été le prétexte pour enfin retourner à ce temple.

On peut difficilement rester insensible à la décoration et autant le dire dès le départ: c'est riche. Et c'est ce qui peut être un peu perturbant. Même si je n'apprécie pas la photo, celle-ci montre un tout petit peu la profusion de dorures et de figures. 


Deux murs entiers sont composés de petites niches contenant chacune une figure de Bouddha dans une position différente. Autre point, un peut perturbant: à l'intérieur, ils vendent des souvenirs, de l'encens etc. ce qui m'a porté à croire qu'il s'agit plus d'un lieu touristique qu'un lieu de culte.

Erreur: pendant la visite, des moines ont commencé une cérémonie de prières suivie par de nombreux locaux. Et au cours des visites de temples bouddhistes qui ont suivi, je me suis rendue compte que la vente de petits objets au sein des temples est monnaie courante.

Donc une fois après m'être débarrassée de mes préjugés, j'ai observé la richesse de ce temple dans le détail. 

Tout d'abord, comme à l'extérieur il y a également des gardiens imposants à l'intérieur.


Un peu comme dans un défilé de mode, il y a les bouddhas qui se ressemblent tout en étant différents:

J'aurai parié sur une inspiration hindoue pour celui-ci car vous avez vu le nombre de têtes et de bras? Mais en même temps je n'y connais rien.

Père fouettard.

Bouddha accompagné d'un éléphant à 6 cornes et entouré de multiples autres bouddhas.

Ensuite, toujours dans le thème mode, Bouddha vu par Petit Bateau.


Bouddha version Hard Rock Café.



Et le meilleur pour la fin: Bouddha par John Galliano.


A côté des bouddhas, l'on pouvait aussi admirer les tapisseries qui moi m'ont beaucoup fascinées également.





Voilà le tour est terminée. 


Conclusion: le temple vaut vraiment le détour.
Puis en sortant, baladez-vous dans les rues de Chinatown et finissez pas vous régaler avec un repas vietnamien chez Yummy Viet (28 Smith Street) ou tout simplement au food court en pleine rue. Mhhhh, j'en salive.