6/26/11

WE à Borneo - étape 1: visite des ourang-outan à Semeggoh Wildlife Rehabilitation Centre

Ok j'avoue, cela devient une habitude d'avoir du retard dans mes posts... et je n'ai pas d'excuse. Mais vaut tard que jamais comme on dit!

Donc cela fait quelques semaines déjà que nous sommes partis à Bornéo pour un WE prolongé de 3 jours. Et autant vous dire dès le départ: on y reviendra, car c'est une île riche, très verte avec pleins de possibilités d'activités.

Bornéo est une immense île (4e île au monde par sa superficie de plus de 736 000 km2, merci wiki!) dont 3 pays se partagent le territoire: la Malaisie, l'Indonésie et Brunéi.

Le jour de notre arrivée, nous avons décidé de profiter de l'après-midi restante pour aller voir les Orang-outans dans le centre de réhabilitation de Semenggoh. C'est un endroit en pleine nature où se trouvent des orang-outans en liberté mais puisque les gardiens leur donnent à manger à heure fixe, ils reviennent. On a donc l'impression de les voir dans leur espace "naturel", mais si je mets des guillemets c'est qu'en les habituant à se nourrir à un endroit fixe, on biaise leur comportement naturel/sauvage.

Ceci étant dit, cela reste un excellent endroit pour les voir de près. La réserve a répertorié l'ensemble des orang-outans. Lors de notre visite nous avons pu rencontrer de près une petite famille.

 




D'abord un mâle qui est descendu pour récupérer de la nourriture à une vitesse grand V.









Ensuite, nous avons pu observer une maman (bien impressionnante de part ses expressions) avec son petit:










































 

Bien que dans la réalité, la mère ne faisait que se balancer sur une liane, les photos semblent plutôt être témoins de moments de pure grâce : 

- à ma gauche, position arabesque (spécial LPP ;)

- à ma droite, position curage de nez!








Et pour finir, j'ai eu droit au regard intense du sumo qui défie son adversaire du regard:
Traduction du regard: "I know that you know that I know..."
Si on prend en compte que lors de notre passage à cette réserve, il pleuvait pas mal, qu'il faisait donc gris et que nous avons même momentanément dû nous réfugier de la pluie, ce n'était pas si mal après tout.

Par contre pour éviter des déçus, ne vous attendez pas à pouvoir vous promener dans une grande réserve. En 5-10 de marche vous avez fait le tour (oui, oui)!

Mis à part les orang-outans, il est possible de voir des "petits" crocodiles en cage (taille impressionnante, on n'ose pas trop les déranger). Donc vous voilà informés: c'est une visite d'une heure, pas véritablement conforme à l'idée qu'on se fait d'espace naturel, mais un bon moyen d'approcher ces cousins qui nous ressemblent tellement pour ce qui concerne les expressions du visage. Donc à cocher dans la to-do list lors d'une viste à Bornéo.

Petite info pratique: pour se rendre à Bornéo, il est possible d'y aller par avion notamment via la compagnie aérienne Tiger Airways.

6/15/11

Malacca (ou Melaka) - ville dont le charme réside dans le détail, donc faut prendre le temps de le voir

Alors cette fois-ci, nous avons pris la direction Malacca (Melaka pour les intimes). Nous avons même été des fous cette fois (ok, ok c'est vite dit) car nous nous y sommes rendus en bus!

On vous dira qu'en principe le voyage dure 3-4h, mais pour nous cela a plutôt été très proches des 5 heures. Autant vous prévenir.  Mais bon, cela reste tout de même une bonne destination pour un week-end de 2 jours

Que dire de Malacca ? C'est difficile à décrire. En effet, il n'y a pas de monuments impressionnants et il n'y a rien de particulièrement marquant, mais il y a certainement quelque chose dans cette ville.

Je m'y suis sentie bien... et puis j'avais l'impression que c'était une ville où il fait bon flâner et c'est là qu'on découvre les détails qui font le charme de cette ville.

Tout d'abord, c'est une ville entouré de gardiens:








Et puis il y a un truc avec les voitures: il y a un côté vintage combiné avec un brin de folie quant au stationnement (surtout pour ce qui concerne une chaîne de boutiques en particulier), c'est le moins qu'on puisse dire !!!!




Les maisons elles aussi dégagent un parfum de passé, chacune à leur façon:





Des couleurs.....



et des styles asiatiques ou coloniales.











Nous avons décidé de faire une halte dans un petit café qui avait une entrée si accueillante.

Il s'agit du CHENG HO CAFE qui est très agréable et qui en plus sert des brunchs/petit déj toute la journée pour une bouchée de pain. Donc si vous avez l'occasion, allez vous reposer dans ce petit coin.












Une fois revigorés, nous voilà repartis pour un tour.
Quand je vous disais qu'il n'y avait pas de grands monuments, c'est vrai. Mais c'est vrai aussi qu'il y en a tout de même.



























































Les pousses-pousses semblent aussi une institution à Malacca et ils n'ont pas peur du ridicule!

Surtout que la plupart se transforment en disco ambulante avec les Lady Gaga, Rihanna ou Beyoncé à fond les ampli!

Décapant.







Il y a des vestiges du passage des portugais et hollandais :






Le soleil commence à se coucher et la ville prend de sublimes couleurs rosées...



Et nous assistons à un moment attendrissant digne d'un film d'animation asiatique: un enfant et son grand-père qui jouent avec des bulles de savon.  Des bonheurs simples...


Et on remarques que les lumières de nuit font leur entrée...



D'abord de façon discrète et puis c'est l'explosion de lumières et de couleurs, surtout dans les environs du marché de nuit de Malacca.



Après tout cela, nous sommes fin prêts pour aller faire un beau dodo bien mérité. Nous avons choisi une guest house pour pas cher juste en face du fleuve qui traverse la ville.


Le matin, nous avons décidé de prendre un bon petit déjeuner et nous n'avons pas été déçus!!! Je partage avec vous l'adresse car l'endroit est très très sympa (et juste en face du Cheng Ho Café en fait) et ça s'appelle "VOYAGE CAFE" et effectivement tant la clientèle (japonais, backpackers, européens...) que l'endroit rappellent le thème du voyage.

Je vous laisse juger par vous-mêmes:























En cliquant sur la photo du menu, vous en verrez les détails et le prix plus que raisonnable. Et c'est bon! Faut juste pas être pressés ou ...












il suffit de bouquiner au soleil entre-temps ou de déterminer le programme de la journée ;)













Une autre adresse que je tiens absolument à partager avec vous est le restaurant "Café 1511" dont l'intérieur est sublime avec son puit de lumière naturelle à l'intérieur et ses multiples œuvres d'art qu'on en oublie presque qu'on était venus pour manger et que c'était bon!


Pour finir, ce conseil de la ville de Malacca pour ceux qui veulent pleinement profiter de la ville ;)



Site pour les billets de bus: http://www.busonlineticket.com/.
Sauf erreur, nous avons payé 40-50 SGD l'aller/retour.

Pour la guesthouse, nous avons réservé sur le site Booking.com et nous avons payé 55 MYR (environ 13 euros) pour la nuit. Ce n'était certainement pas le grand luxe pour ce prix et nous avons dû partager une salle de bain commune, mais c'était propre!

C'était définitivement une sortie plus backpacker qu'à notre habitude. Mais c'était pas mal non plus :)
Je me rends compte que ce post est beaucoup trop long. Allez, vous m'excuserez pour cette fois. Promis, je tâcherai de faire plus court la prochain fois ;)

Petit plus: si comme nous, vous voulez vous détendre encore plus par un petit massage bien traditionnel et dont les bienfaits sont avérés, n'hésitez pas à aller au TRADITIONAL THAI  THERAPY situé au 32, Jalan Laksamana (the Stadhuys) 75000 Melaka. Entre 35-40 RM (environ 10 euros) de l'heure selon les messages sélectionnés. Autant ne pas trop hésiter!!!

6/2/11

Relation compliquée entre Singapour et homosexuels: la sodomie est un crime lorsque pratiquée entre hommes

A lire l'article qui suit, on se dit que le chemin est encore loin jusqu'à l'acceptation simple et complète de la communauté homosexuelle. En effet, selon le code pénal singapourien, deux hommes pratiquant la sodomie commettent un crime et ils risquent un emprisonnement pouvant aller jusqu'à 2 ans.

Donc, comme je disais, le chemin est encore long. Mais à travers cet article, je me dis que Singapour semble avoir pris le bon chemin pour changer les choses. Permettre à un juge australien, qui revendique son homosexualité, de discuter lors d'une conférence sérieuse des méfaits sociaux de ce refus de reconnaissance me semble encourageant.

An ex-judge's view of HIV and tolerance
[2011] 02 Jun_ST
Title:    An ex-judge's view of HIV and tolerance
Source:    Straits Times
Author:    K.C. Vijayan

Legal News Archive
AN AUSTRALIAN retired judge has urged tolerance and understanding for homosexuals so that they can be helped to save themselves and their communities from rising HIV infections.
Mr Michael Kirby, 72, also told an audience here that homosexuals were under pressure to keep quiet about their sexual orientation in communities that criminalise them through no fault of their own.
'They've kept it quiet, because they've been frightened. And I think it is important for it to be said here in Singapore,' he said, making clear that he respected the parliamentary process here which makes sodomy a crime.
Mr Kirby, who with 26 years of service was Australia's longest-serving judge, retired in 2009. He was also Australia's first openly gay judge.
He was speaking at the Law Society's Biennial Lecture at the Supreme Court Auditorium on Tuesday night, an event attended by about 200 members of the legal fraternity.
The lecture series has featured prominent and distinguished speakers from abroad addressing a Singaporean audience on issues of current concern. In 2007, when it started, former Canadian attorney-general and justice minister Irwin Cotler, who is also an internationally renowned human rights lawyer, spoke about pursuing justice and confronting injustice.
Mr Kirby, who has an international reputation as an eloquent and powerful orator, currently serves with the UNAids reference group on HIV and human rights, and the Eminent Persons Group, which has the task of probing the future of the Commonwealth, among other appointments.
His talk, delivered without notes, covered law reform, the use of international law in local decision-making, and the extent to which the criminal law should be shaped by community values.
Mr Kirby was invited to share his diverse experiences and issues close to his heart, in keeping with the aim of the lectures to inspire lawyers here.
In the run-up to the amendments to the Penal Code in 2007, the Law Society had unsuccessfully proposed that Section 377A, which forbids sex between men, be repealed.
Mr Kirby said that Singapore, like Australia and the rest of the Commonwealth, inherited many 'blessings' from the laws introduced in the British Empire centuries ago that promoted good order.
But there were also 'burdens', one of which was Section 377, still in force in 41 of the 54 Commonwealth countries, including Singapore, where its reads as S377A.
He pointed out that unlike the Commonwealth, countries in Europe and elsewhere that adopted the French Napoleonic civil laws had abolished the preceding anti-sodomy laws centuries ago. One consequence of that, he said, is that there was double the rate of HIV infections in Commonwealth countries than in states that adopted the French civil code.
He said the Aids epidemic showed that jurisdictions which can engage societies that are at risk of the spread of the virus do better.
'And those countries where that is not possible or not easy, they do worse. And Commonwealth countries do twice as bad. The Commonwealth is one-third the population of the planet but it has two-thirds the cases of HIV infection.'
He said it was better to recognise that there were gay people everywhere.
He cited the example of the White Australia policy in the 1960s, when Asians were frowned upon. Today, they are appreciated and valued for their contributions to the country.
A similar approach should apply to gays, he said, adding that the problem of not accepting homosexuals was linked to the increase in HIV cases.
He said there were 2.6 million new HIV infections yearly worldwide and urged his audience to think of it as an issue of human dignity.
The challenge, he said, was how to get rid of laws that are barriers to people getting the information necessary for their protection.
'And I hope that in saying that, I have made a little contribution to the understanding that gay people are human beings too, they are professional people, they are lawyers, they are judges, they are among you, and it's important that they should have equality, and dignity,' he said.
'And in the age of Aids, that they should be encouraged to know, to be rich too, to be informed, and to save themselves and their society from infection.'
Lawyers who attended the lecture described the talk as well-researched, stimulating and instructive.
'Mr Kirby spoke without any notes - unusual compared to other lectures I have attended, and it showed the learning of the man,' said veteran lawyer G. Raman.
vijayan@sph.com.sg
WE'RE ALL HUMAN
'...gay people are human beings too, they are professional people, they are lawyers, they are judges, they are among you, and it's important that they should have equality, and dignity.'
Mr Michael Kirby
Source: Straits Times © Singapore Press Holdings Ltd. Permission required for reproduction.

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